Nos domaines
Mas de Daumas Gassac

Choisir en 1971 dans l’arrière-pays de l’Hérault un mas abandonné dans
une vallée sauvage, planter la vigne en clairières au cœur de 4000
hectares de forêt… Nos parents étaient des visionnaires. Découvrez notre histoire…

Nous avons planté d’anciens cépages non clonés avec des rendements faibles mais une prodigieuse richesse organoleptique .
Notre vignoble est ainsi un véritable musée ampélographique. Une histoire unique à découvrir…

Dans les années 1950, un esprit « industriel » s’empare de l’agriculture. Pour la vigne, la sélection clonale s’impose : les rendements moyens des siècles passés doublent et l’originalité des saveurs tend à disparaître.

Au Mas de Daumas Gassac, nous refusons les clones : nous plantons les anciens cépages à petits rendements. Le vignoble devient ainsi un véritable musée de ce qu’était le Cabernet Sauvignon, le Petit Manseng, le Viognier… Avant les clones modernes : rendements faibles mais prodigieuse richesse organoleptique.

« Le clonage change le rendement et le double au minimum. On est passé d’un produit rare avec une forte intensité aromatique à un produit surabondant sans arôme, à part celui qu’on lui donne grâce aux parfums alimentaires. On a donc gardé les noms des cépages, mais en les clonant cloné, on a perdu la variété, les qualités aromatiques, la personnalité. »

Aimé Guibert

Les rendements faibles : la tradition d’autrefois !

35 à 40 hectos hectares. Cela signifie trois mille à six mille kilos de raisins par hectare, soit un seul verre de vin par mètre carré fortement signé par son terroir.

Des chiffres modestes, en comparaison des vingt à trente mille kilos de raisins par hectare que l’on récolte par ailleurs pour générer des vins industriels.

Suite à l’effondrement de son activité de gantier, Aimé Guibert effectue une série de visites pour faire ses adieux à l’ensemble des personnes avec qu’il travaillait auparavant sur le pourtour nord-méditerranéen. En souvenir de leurs liens, il profite de cette occasion pour leur demander de lui confier des boutures de leurs meilleurs vignes, celles que cultivaient leurs amis, voisins ou familles et qui eurent leurs heures de gloire dans diverses régions du monde… C’est ainsi que la précieuse collection de cépages s’est étoffé au grès des rencontres et de la recherche de l’authenticité. Une collection dont la vallée du Gassac est désormais la gardienne, et pour cause : sur les 50 cépages du domaine, 25 sont inconnus du grand public et appartiennent à l’histoire !

Les cépages rouges

Le vignoble de rouge est constitué, pour l’essentiel, par le « roi » Cabernet Sauvignon, non cloné (tel qu’il régnait en Médoc avant 1914).

Conseillés par leur ami M. Boubals (professeur de viticulture à l’université de Montpellier et directeur de l’école nationale de viticulture), Aimé et Véronique Guibert se procurent des bois datant des années 1930/40 auprès d’une centaine des plus belles propriétés bordelaise et du Lot-et-Garonne.

En 1972, 17 500 pieds de Cabernet Sauvignon non clonés ont ainsi été plantés sur des portes greffes américains. À eux seuls, ces plans constituent un musée unique des anciennes vignes plantées dans le Médoc avant l’âge des clones.

En outre, plusieurs variétés nobles viennent se fondre à hauteur de 20 % dans le Cabernet Sauvignon : Cabernet franc, Malbec, Merlot, Tannat, Petit Verdot, Carmenere , Syrah, Pinot noir et dix variétés anciennes et rares.

Les cépages blancs

Comme le rouge, les cépages de blanc proviennent de vielles collections non clonées. Quatre variétés constituent pour 90 % l’essentiel du blanc : Viognier, Chardonnay, Petit Manseng et Chenin. Des bois récupérés par Aimé Guibert au sein des domaines de leurs régions respectives :

  • Viognier du Rhône : bois provenant de l’emblématique domaine Georges Vernay – Condrieu.
  • Petit Manseng des Pyrénées : Domaine Charles Hours – Béarn, Grands Vins de Jurançon.
  • Chenin de la Loire : Domaine Huet – Vouvray.
  • Chardonnay de Bourgogne : Domaine des Comtes Lafon.

À noter que si ces quatre cépages nobles représentent 90 % du vin blanc, les 10 % restants proviennent de quatorze cépages rares et glorieux. Par exemple le Neherleschol, cépage Israélien présent sur le plateau du Golan, cépage biblique qui a donné le vin du miracle des Noces de Cana.

Aimé Guibert s’est également déplacé en Arménie pour se procurer ces cépages qui ont fait le grand vin apprécié par Alexandre le Grand.

L’ ile de Madère, le Portugal, la Suisse… Tous ces pays font partie intégrante de la vallée du Gassac à travers leurs cépages respectifs : Bourboulenc, Marsanne, Roussanne, Petit Courbu, Muscat Ottonel, Muscat Petit grain, Muscat d’Alexandrie, Gros Manseng, Semillon (France), Neherleschol (Israël), Petite Arvine, Amigne (Suisse), Sercial de Madère (Portugal), Khondorni, Tchilar (Arménie), Albarino (Espagne), Falanghina, Fiano, Grechetto todi (Italie).

Tous ces cépages oubliés constituent une collection unique au monde et racontent une histoire que nous transmettent aujourd’hui les grands vins du Mas de Daumas Gassac.

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